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par | 17, Oct, 21

Papotons autour d’une boisson chaude ~1~

Survivre aux « Non » pour avoir les « Oui »

J’ai achevé la phase d’écriture et d’édition de « Mamonstre » et de « Survivre aux cauchemars » ! Je peux enfin me reposer !

Vraiment ?

Eh non !

Maintenant commence la phase très particulière de la promotion et du démarchage des librairies. C’est une étape par laquelle je ne suis pas passée pour « Fille de la Terre », c’est donc une grande première pour moi.

J’ai passé des coups de fil, je suis allée sur place, accompagnée de mes chères Chanastral et Petit Chat… Beaucoup de « Non », quelques « Peut-être », aucun « Oui » pour le moment.

Était-ce inutile pour autant ?

Pas du tout.

J’ai appris qu’en octobre, les librairies étaient déjà surchargées par les lectures de Noël (qui l’eût cru ?) ; que la fin d’année n’était pas forcément la meilleure pour sortir un livre et qu’il risquait d’être perdu au milieu de tous les autres ; que les libraires les plus sympas sont parfois ceux qui ont l’air le plus austère ; et que les plus condescendants et pédants sont parfois ceux qui sont les plus amicaux au premier abord…

Des leçons littéraires, et des leçons de vie, quelle formidable aventure ! (Oui, il y a un brin d’ironie.)

C’est une chose…

C’est une chose que mon livre ne corresponde pas à la cible d’une librairie (orientée féminisme, LGBTQ+, généraliste, etc.). C’en est une autre de s’entendre dire que l’autoédition est vouée à l’échec et que je ne réussirai jamais si je continue dans cette voie. (C’est littéral, et non une interprétation libre de ce qui m’a été dit.)

C’est une chose d’entendre que la clientèle de telle librairie ne lit pas spécialement de fantasy/fantastique et que c’est pour ça qu’elle n’en propose pas tellement. C’en est une autre d’entendre que « Survivre aux cauchemars » est trop simpliste pour la « clientèle très intellectuelle » qui fréquente telle librairie. (Je vous laisse lire « ‘‘Tu ne laisseras point vivre la magicienne’’ » et juger par vous-mêmes si cette nouvelle est « simpliste ».)

Est-ce que ça fait mal ?

Absolument. Je pense que l’on peut facilement deviner un orgueil blessé derrière ces lignes. D’ailleurs, je ne compte pas le cacher : nous sommes 3 à avoir mis notre âme dans ces deux livres. Je manque de sommeil, de nourriture équilibrée, de vitamine D, mais je suis suffisamment fière du résultat pour ne pas supporter une critique non sollicitée, peu constructive, et surtout fausse.

Est-ce que je vais continuer ?

Évidemment, il faut bien nourrir son autrice.

Et il va bien falloir continuer à supporter les « Non », les « Mouais », les « Peut-être », les « Pas pour l’instant » … si je veux arriver aux « Oui ».

Parce qu’il y en aura. Il y en a toujours quand on sait être patient et ne pas abandonner.

Écrit par Bedida

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