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par | 14, Nov, 21

Papotons autour d’une boisson chaude ~3~

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La dépression : l’accepter

Cela faisait déjà un moment que je voulais parler de ce sujet qui me tient particulièrement à cœur : la dépression. Et avant d’en parler d’un point de vue d’autrice, de discuter de la dépression dans le processus créatif, je pense qu’il faut commencer par le commencement => la dépression : l’accepter

 

⛔️TW : Dépression et suicide⛔️

 

Le déni

Je suis restée un bon bout de temps en plein déni, j’ai nagé dedans, et je m’y suis noyée. J’ai aussi mis du temps à accepter qu’elle datait de bien plus longtemps, de 2012 très exactement, lorsque j’ai commencé puis abandonné mes études de Lettres Classiques à la Sorbonne.

Sauf que je ne me suis pas faite diagnostiquer, je me pensais fainéante, faible de me laisser aller au découragement et de céder à la déprime, sans volonté. J’étais – je suis – malade, mais comme je n’avais pas de fièvre, j’ai laissé le reste du monde me faire croire que c’était de ma faute.

 

Ding dong ! La sonnette d’alarme

Sauf que voilà, une maladie mal ou non soignée empire et vous tue, et la dépression ne fait pas exception. Donc, quand début 2019, j’envisage d’en finir (subtile euphémisme pour parler de suicide), je dois me rendre à l’évidence : je ne vais pas bien. (No shit, Sherlock !)

Et pourtant, objectivement, ça allait super bien dans ma vie ! Une famille qui m’aime (j’ai grandi entourée d’amour), un copain génial ; je venais de faire mon 1er salon en novembre ; j’avais achevé « Fille de la Terre », mon 1er roman ; j’avais un super boulot, intéressant, qui me plaisait énormément, avec des collègues super sympas…

 

La dépression : l’accepter

C’est peut-être bizarre à dire, mais j’avais une sorte de « syndrome de l’imposteur », mais médical. Je me disais que je ne pouvais pas être dépressive, avec autant de bonnes choses dans ma vie. Pire ! Que je ne pouvais pas l’être, que je n’en avais pas le droit, pas quand ma vie allait aussi bien, pas quand il était arrivé des choses atroces à des gens qui n’en étaient pas tombées en dépression pour autant.

Il a fallu un passage aux urgences psychiatriques et la reconnaissance de mon état par des professionnels de santé pour que je me sente le droit de dire que j’avais un problème. Et même pas le fait de vouloir me suicider. Étrange, non ?

 

Je trouvais important de parler de cette étape : avant de soigner, il faut diagnostiquer. Toutes les malades commencent ainsi, il en est de même pour la dépression : l’accepter.

À partir de là, je pouvais enfin travailler à ma guérison…

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